Cela faisait environ une heure que Tom veillait auprès de son frère. Qu'est- ce qui avait put l'effrayer à ce point ? Voilà ce que se demandait le guitariste très inquiet pour son jumeau. Quand le chanteur ouvrit les yeux, se fut juste pour les refermer, sinon il avait droit aux dreads de Tom dans les yeux.- Bill ! Ne me refais plus jamais ça ! s'exclama Tom au bord des larmes.
- Tom ? Tu m'étouffes un peu là, répondit l'androgyne avec difficulté, qu'est- ce qui s'est passé ?
- Je ne sais pas, j'étais au salon devant la télé avec Gustav quand on t'a entendu hurler dans ta salle de bain. On s'est précipité mais tu t'étais déjà évanoui.
Le brun se repassa toute la scène et pâlit. Avait- il été victime d'une hallucination ? Il n'en savait rien, mais cette série d'événements étranges le troublait. Il s'était assit sur son lit, les genoux repliés contre son torse. Tom posa sa main sur l'épaule de son jumeau, il était inquiet. Bill était encore très fragile, son opération ne datait que d'il y a trois mois et pourtant les garçons avaient déjà recommencé les concerts. Mais ils ne disaient rien, car ils avaient conscience de la chance qu'ils avaient de vivre leur rêve.
Dans le salon, Gustav et Georg, qui s'était enfin réveillé, discutaient. Ils se posaient de multiples questions quant à l'évanouissement de leur ami. Quand les Kaulitz sortirent de la chambre, leur discussion cessa net.- Hey les gars ! Dit Georg, ça va mieux Macky ?
- Ouais, ça peut aller. Je suis juste un peu fatigué.
Un silence pesant s'installa entre les quatre amis.- Bon, on fait quoi pendant cette semaine ? demanda Gustav.
- Hum... je ne sais pas pour vous, mais moi je n'ai pas envie de bouger, dit Tom.
Bill était partagé entre la peur et la curiosité, certes le sentiment de peur qu'il ressentait était puissant mais jamais Bill n'avait résisté à sa curiosité.- Je reste aussi, dit-il prudemment encore indécis.
- Bon, et bien voilà qui est fait. Maintenant moi je pars, j'ai besoin de prendre l'air ; expliqua le batteur avant d'attraper un blouson et une paire de lunette afin de se camoufler.
Dehors, de minuscules gouttes d'eau titillaient les passants qui se dépêchaient de rentrer chez eux. Gustav était seul sous la pluie à déambuler lentement entre les gens qui souvent le regardaient de travers, seulement le blond ne leur prêtait pas la moindre attention, toutes ses pensées étaient tournées vers son passé. Il ressentait une douleur morale très importante, regrettant tout le temps ses gestes, son odeur, son rire et sa voix, pourquoi était- il partit ? Il ne savait plus, une larme s'échappa de ses yeux et vint mourir sur ses lèvres ; la première depuis bien longtemps.
Cela faisait déjà plus de deux heures que le blond marchait, les quelques gouttes s'étaient transformées en une pluie torrentielle, quand il se décida enfin à rentrer à l'appartement.
Là- bas les 3 autres musiciens étaient en train de regarder la télé pendant l'absence de leur acolyte. Bien sûr, ils voyaient que Gustav allait mal, seulement le batteur n'était pas du genre à se laissé aider.
Quand la porte d'entrée claqua sous la force Gustav, les 3 autres sursautèrent, en particulier Bill qui tremblait littéralement de peur. Tom le remarqua, mais il ne fit aucunes remarques, après tout c'était à Bill de se décider quand il allait parler, Tom ne se sentait pas le droit de le forcer.- Ah c'est toi Gus'... mais t'es trempé ! s'exclama Georg.
- Hein ? Heu oui, je vais me changer, répondit simplement le batteur encore perdu dans ses pensées.
- Tu veux manger quoi ? lui hurla Tom.
- Comme vous voulez, j'ai pas très faim ce soir.
Georg et les Kaulitz se regardèrent, ce n'était pas du tout le genre de Gustav de se laisser aller ainsi.
Tom haussa soudainement les épaules, puis il prit le téléphone et commande trois grandes pizzas et une moyenne à la pizzeria la plus proche. Après un quart d'heure d'attente, à se regarder dans le blanc des yeux, les pizzas arrivèrent enfin.- Je vais chercher Gus', annonça Georg.
Les jumeaux hochèrent la tête en signe d'approbation. Décidément aujourd'hui tout allait de travers.
Dans le couloir, les pas de Georg raisonnait. Il ne prit pas la peine de frapper avant d'entrer dans a chambre du batteur. Gustav surprit se releva brusquement. Il était en larmes. Il essaya de la cacher au bassiste, mais c'était trop tard. Georg était déjà auprès de son ami pour le réconforter, alors pour la première fois depuis longtemps, Gustav se laisse aller à pleurer.
Il avait mal, pourquoi maintenant ? Pourquoi aujourd'hui ? Il avait déjà eut tellement de mal à oublier, mais aujourd'hui c'était le retour du boomerang. Cette lettre... ces photos. Tellement de chose qui font mal.- On mange, vient.. dit simplement Georg une fois que le blond fut calmé.
Gustav hocha la tête. Il n'avait pas la force parler, et intérieurement il bénissait Georg de ne pas poser de questions. Dans la salle à manger, Bill et Tom se chamaillaient, pour une fourchette.- Mais rends là moi Tom !
- Na na na, c'est moi le plus grand, c'est moi qui ais la plus belle fourchette.
- Et alors, c'est moi le plus beau et le plus intelligent, je mérite donc plus que toi cette fourchette.
- Bah vient la récupérer.
Georg et Gustav regardaient les jumeaux avec des yeux ronds, décidément, ils ne s'habitueraient jamais à leurs gamineries, même après des années et des années de vie communes. N'en pouvant ils éclatèrent de rire. Les jumeaux remarquèrent enfin leur présence.- C'est lui qu'à commencé ! ! s'exclamèrent- ils d'une même voix..
- Nan c'est toi ! cria Tom.
- Même pas vrai Tom ! Menteur c'est toi qui a commencé.
S'en était trop pour Gustav et Georg, qui était à la limite de s'écrouler de rire, ils avaient énormément de mal à respirer. Que c'était bon de les voirs ainsi. Cette scène de ménage entre les jumeaux, quelque chose de très récent il y a quelques années mais de plus en plus rare à présent. En réalité c'est parce qu'ils avaient très peu de temps à eux. Quel bonheur de se retrouver juste entre amis, ne plus avoir la pression pendant une semaine. Enfin pour couper cours à la petite querelle des twins, Georg s'approcha de Tom, lui prit la fourchette des mains et la remit dans un tiroir, puis il lui donna la même qu'à Bill.- Voilà, comme ça plus de disputes ! conclut- il en souriant.
La surprise passé, les quatre amis rirent de bon c½ur. Dieu que cela soulageait de rire ainsi. Depuis combien de temps cela ne leur était- il pas arrivé ? Personne ne sait. - Bon allez, on mange sinon ça va refroidir, s'écria Tom.
- C'est là qu'on reconnaît les morfales.
- Gniagniagnia, répondit juste Tom à son jumeau.
Pendant tout le repas, ce fut rire et souvenirs. Ils parlèrent de temps de Devilish, toutes ces après- midi passées à s'entraîner dans le garage miteux du père de Georg. Puis quand le groupe a commencé à devenir célèbre, quand ils ne pouvaient plus faire un pas sans se sentir observés. Bien sûr le plus amusant était qu'avant, ils, enfin les Kaulitz en particulier n'étaient pas appréciés par les autes élèves, ils étaient souvent des souffres- douleurs et à présent ils étaient adulés par des millions de gens, enfin des filles en particulier.
Quand le repas fut terminé, les garçons décidèrent d'être raisonnable et d'aller se coucher. Bill tremblait d'avance, allait-il revoir cette fille ? Enfin si elle existait réellement.
Il rentra dans sa chambre la peur au ventre, rien.. personne. Il se décida à avancer dans la pièce. Dans son armoire, il récupéra de quoi dormir, c'est à dire juste un caleçon propre et un vieux t-shirt car il commençait à faire froid. Il se changea dans la salle de bain. Pendant qu'il se brossait les dents il réfléchissait. Comment cela était-il possible ? Il se retourna et regarda à l'endroit ou il avait crut voir la jeune femme. Rien pas de traces, aucunes indice pouvant lui prouver qu'il n'était pas fou.
Il retourna dans sa chambre, et là il eut le choc de sa vie. Sur son lit, une jeune femme... non LA jeune femme était assise. Il faillit hurler, mais elle lui demanda de se taire d'un regard. Il était intrigué, certes il avait peur, mais c'était une occasion en or de comprendre ce qui se passait.
Elle lui montra le lit, juste à côté d'elle. Il avança doucement, puis il s'assit. Un silence s'installa entre eux, ce qui dérangea le jeune chanteur qui détestait plus que tout le silence.- Comment t'appels- tu ? demanda-t-il dans un souffle.
Le jeune femme se retourna vers lui, un demi sourire affiché sur le visage. Quelque chose dans ses yeux glaça Bill, ils semblaient vide, sans aucune vie. Elle était si pâle, qu'on pourrait presque la croire albinos. Elle ne répondit pas tout de suite, en sachant pas trop comment faire. Elle fit le geste de respirer longuement, même si ce n'était plus la peine, une habitude.- Je.. je m'appel Irina.
Sa voix était cassé, frêle. Quand elle parlait ce n'était qu'un murmure. Elle avait la voix de quelqu'un qui n'avait pas parlé pendant très très longtemps.
Il l'observa.. Irina. Soudain, le visage de la jeune femme se durcit, elle lui lança un dernier regard implorant, puis elle disparut. L'androgyne ne comprenait plus rien. Qu'est- ce que cela voulait dire ? Comment avait- elle disparut ainsi ? Il était tourmenté.. soudain le même cri que la veille retentit. Bill s'immobilisa.
Ce soir là, le chanteur de Tokio Hotel eut énormément de mal à s'endormir, ce ne fut que vers les 3 heure du matin qu'il réussit à fermer l'½il. Ce soir là, deux âmes furent tourmentées....#-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-#
Je m'excuse du temps que je met pour poster les chapitres, mais je tiens à ce que cette fiction soit, je ne dirais pas parfaite, mais presque. J'espère le chapitre compensera la longueur du temps que je met à l'écrire.
Comment trouvez- vous l'évolution des personnages ?
Y- a- t- il des choses à changer ? Si oui dites- moi quoi et pourquoi.
Gros Bisoux
(°K)